Ancien(ne)
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Date du message: Ven. 05 Juil 2019, 22:43
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Avant  la parution imminente des résultats de ce concours, nous proposons de découvrir les propositions. Merci aux 5 wyrdiens qui se sont prêtés au jeu !
Citation de Hermy Granger : | |
Citation de Mina Shu : | Spoiler : | Voici ma participation pour le concours. J'ai un peu hésité à partager ça, parce que c'est assez personnel et puis j'aurais aussi aimé dire combien les deux RMW auxquelles j'ai participé étaient chouette (notamment celle où j'ai pu te croiser, gros souvenir de jeu de dessin et de tes mimes de chansons), rappeler la soirée du Nouvel An 2012 passée sur le tchat (je ne sais même plus pourquoi) ou bien quels moments agréables j'ai passés lors d'animations sur le tchat (surtout les petits meurtres et faits divers de Loukass - c'est vieux ! - ou les animations par équipe toujours rigolotes...). Mais voilà, je pense que celui-là c'est vraiment mon plus beau souvenir. Alors alors...
Sur MW, lors de mon premier passage, aux alentours de 2012, j'ai rencontré une certaine Mirabelle. Et je suis tombée sous le charme de cette fille super. Ses messages me faisaient toujours rire ou me mettaient de bonne humeur. Elle avait l'air toujours positive, enthousiaste, motivée, il y avait de l'ambiance et de la joie quand elle était dans les parages. Dans la salle commune c'était toujours vivant grâce à elle (et les autres Serdys aussi). J'aimais aussi beaucoup les chansons qu'elle me recommandaient (notamment Uptown Girl et Love etc.). Un jour elle m'avait fait extrêmement rire parce qu'au lieu d'écrire Mira (son pseudo en abrégé, pas Mira qui est là maintenant) elle avait écrit Mina, ou l'inverse. Pour se justifier elle m'avait dit que c'était pas de sa faute, et qu'il fallait lui pardonner parce que n et r c'était à côté sur un clavier. Naïve que j'étais j'ai tout gobé !
Avec Mirabelle, on s'amusait aussi à faire des manajoggings. C'était des sortes de marathon de flood, c'était très amusant.
Elle a gagné l'étoile du wyrdien hyperactif une fois je crois, et je pense qu'elle la méritait !
Et puis un jour Mirabelle est partie.
Bon elle avait ses raisons, et elle nous avait tous prévenus. Elle avait des projets personnels, plus beaucoup de temps à consacrer à MW, et je pense qu'elle n'avait pas envie de devenir un fantôme (quand on a été le wyrdien hyperactif de l'année, je suppose que ça se comprend !).
Moi je suis restée, puis j'ai quitté le Wyrd vers 2013-2014. Et je suis revenue en 2017 et je suis très contente d'être de retour. Et un jour, j'ai posté dans un de mes messages que mine de rien, Mirabelle me manquait toujours. Au mois d'août 2017, j'étais en vacances, et je vois que j'ai un nouvel hibou. J'ai cru halluciner quand j'ai vu que l'expéditeur du message était... Mirabelle ! Elle avait espionné le site pour voir comment tout le monde se portait, était tombé sur mon message... Et avait voulu me faire un coucou parce que ça lui avait fait plaisir de voir que j'avais toujours une pensée pour elle.
Vous imaginez un peu ma joie ? Un message de Mirabelle, quoi, des années après, franchement je ne m'y attendais pas, et je ne l'aurais même pas espéré.
Ce hibou, je pense que c'est la plus belle chose qui me sois arrivée sur MW. Un saisissement de joie qui me tombe dessus sans prévenir.
Donc  voilà, même si j'ai passé des tonnes de moments sympa ici sur le Wyrd, voilà ce qui m'est venu en tête quand j'ai cherché quel était mon meilleur souvenir. Donc merci aux Wyrd pour toutes les rencontres, et merci à la vie pour les hasards de nos chemins !
Et en vrai, j'espère que Mirabelle ne lire jamais ça ! | |
Citation de Versipellis : |
Spoiler : | Il y a quelques jours, Mana Wyrd fêtait ses neuf ans ; quatre jours plus tôt, je célébrais, pour ma part, les sept ans de mon inscription sur le site.
Sept ans, c’est long. J’avais dix-sept ans à l’époque, j’en ai vingt-quatre maintenant. Je suis inscrite sur Mana Wyrd depuis… près d’un tiers de ma vie. Autant dire que des souvenirs qui y sont liés, j’en ai un certain nombre. Des RMW, des animations, des discussions, des rencontres, des fous rires, quelques larmes parfois… Sans Mana Wyrd, je ne serai pas la personne que je suis aujourd’hui.
Et ainsi, lorsque l’appel à souvenirs a été lancé, je pensais qu’il me serait difficile de trouver LE moment à partager avec vous.
Je me trompais.
Une journée s’est imposée avec moi avec la force d’une évidence. Une journée que j’imaginais anodine avant de la vivre, et qui pourtant a été l’une de celles qui ont eu le plus d’influence sur toute mon existence. Une journée où le destin semble s’être penché sur moi pour faire se croiser tant de choses…
Mesdames et messieurs, je vous invite à remonter le temps avec moi jusqu’au 18 mai 2013, jour de mes premiers ELFIC…
***
En mai 2013, j’étais encore une toute jeune Wyrdienne. Inscrite sur le site en juin 2012, je n’avais pas encore fêté ma première année d’inscription, et même si j’appréciais Mana Wyrd, je ne lui reconnaissais pas encore une place majeure dans ma vie. A l’époque, j’étais en deuxième année de prépa littéraire et ma priorité dans la vie, c’était de travailler. Travailler, travailler, travailler encore. Je n’avais pas encore connu le moindre revers dans ma vie scolaire ; j’avais eu 20 au bac en 2011, j’étais cinquième de ma promo en première année, treizième en deuxième année avec l’inclusion des redoublants, et il n’y avait pas le moindre doute dans ma tête : je voulais le concours de l’ENS. Même si je n’avais pas la moindre idée de ce qui était concrètement enseigné dans cette école, et ce sur quoi elle débouchait. Mais mes professeurs ne cessaient de répéter que c’était l’école des meilleurs, et je voulais être la meilleure. Alors tout mon temps disponible était englouti en vue de cet objectif. À cette période, je n’écrivais quasiment pas. Je n’avais plus qu’un horizon, le concours.
Je travaillais, travaillais, travaillais.
J’avais une seule bulle d’air pour me détendre, pour ne pas exploser. Mana Wyrd. Lorsque j’étais en première année de prépa, en foyer pour étudiantes, je m’étais intégrée à un groupe de filles avec qui je riais et discutais tous les soirs au repas, m’apportant la folie qui manquait à mes journées ; parmi elles, il y en a une dont je me suis rapprochée particulièrement, en raison de notre passion commune pour l’écriture, pour Harry Potter… Elle me parlait souvent du site sur lequel elle était inscrite, pour lequel elle s’éclipsait parfois en entraînements de Quidditch, et sur lequel elle avait pour pseudo… Amarel Prince.
Elle essayait de me convaincre de la rejoindre. Pendant des mois, je lui ai ri au nez, persuadée de ne pas avoir de temps pour ça. Et puis, en juin, les cours fini, j’ai cédé, pour voir, convaincue que je ferai un tour trois jours sur ce « Mana Wyrd » avant de me lasser.
Vous pouvez constater que je suis nulle en prédictions.
Ma deuxième année a été bien moins joyeuse que ma première car j’ai dû changer de foyer pour étudiantes et je n’ai pas retrouvé dans le nouveau la même ambiance que dans l’ancien.  Les amies que je m’étais faites à l’époque ont été dispersées ; Amarel notamment, dont j’étais devenue si proche, est partie en Autriche pour un an. Je lui parlais à peu près tous les soirs par messages, mais ce n’était plus pareil. Je me suis fait des amies dans mon nouveau foyer (Assora, Lysandra, coucou), mais la pression du concours qui approchait à la fin de la deuxième année faisait que j’avais besoin d’air. Mana Wyrd m’apportait la possibilité de penser à autre chose, et de conserver malgré la distance une activité en commun avec ma meilleure amie. Il m’a été salutaire.
Dans un temps limité pour ne pas empiéter sur le travail – une demi-heure en rentrant des cours et une autre demi-heure avant d’aller me coucher – j’ai donc en quelques mois enchaîné les quêtes, les animations, découvert le RP, floodé, bref, toutes les activités que nous aimons sur Mana Wyrd. Je voyais cela comme mon activité pour me détendre, qui avait l’avantage de ne pas nécessiter que je me déplace, donc sans perte de temps inutile. L’année précédente, je trouvais de l’air en surfant sur VDM, 9GAG ou en faisant des parties de Loups-Garous en Ligne ; au moins, Mana Wyrd n’était pas une activité solitaire, je la partageais avec Amarel (puis avec Lysandra et Assora que j’ai poussées à s’inscrire) et c’était un progrès. Au début, je ne me voyais pas m’investir… et puis j’ai enchaîné les animations, j’ai appris à aimer le site, j’ai voulu contribuer à ce qu’il vive, et je suis devenue préfète de Gryffondor en février 2013.
Je fais partie de ces gens dont les parents ont appris à se méfier des gens de l’Internet. Aussi, l’idée de rencontrer des Wyrdiens était au moment de mon inscription inconcevable pour moi. Mais il était encore plus inconcevable de rater l’occasion de revoir Amarel lors de ses rares passages en France ; or avant de retourner dans sa famille, elle n’avait qu’une soirée à Paris à consacrer à tous ceux qu’elle voulait voir. Moi… et Arkandias et Winona. Je ne souhaitais pas spécialement les voir à l’époque (ou peut-être que si, nous en reparlerons), même si j’étais inscrite sur Mana Wyrd depuis quatre mois ; cette perspective m’effrayait (j’ai peur des gens que je ne connais pas de manière générale). Mais si c’était le prix à payer pour passer du temps si précieux avec Amarel, c’était d’accord.
Comme vous le savez, Arkandias et Winona sont des personnes horribles et j’avais raison d’avoir peur, d’ailleurs je ne les ai jamais revus ensuite…
Je vous l’ai dit, je suis nulle en prédictions.
Cette rencontre en a entraîné une autre en décembre, lors du deuxième retour d’Amarel ; cette fois, j’ai aussi vu Lliana Eliande. Mais c’était le même contexte : je voyais Amarel, et des Wyrdiens aussi mais parce qu’ils étaient ses amis, pas parce qu’ils étaient des Wyrdiens.
Les ELFIC, c’était différent.
Acronyme pour l’Événement Ludique autour du Fantastique et de l’Imaginaire à Centrale, il s’agit d’un festival médiéval organisé tous les ans par les élèves de l’école d’ingénieurs sur leur campus ; Arkandias était, à l’époque, dans l’organisation, et un topic avait été posté pour proposer aux Wyrdiens de venir y faire un tour le 18 mai 2013. Si je m’y rendais, ce serait la première fois que j’allais voir des gens de l’Internet parce que je les avais connus en ligne. J’ai hésité : je n’étais pas encore tout à fait au clair avec cette idée, et puis les concours approchaient, pouvais-je vraiment perdre une journée de révisions ?
Mais j’ai sauté le pas.
J’ai bien fait. J’ai gagné plus ce jour-là que ce qu’aucun concours n’aurait pu m’apporter.
J’ai donc bravement pris le RER B direction le Sud, station Croix de Berny. Je ne savais pas trop à quoi ressemblaient les gens que j’allais voir, en particulier ce Roxis que je devais  retrouver devant la gare. J’ai donc bravement sorti un post-it sur lequel j’ai écrit « Versipellis », et je l’ai collé à mon manteau, et attendu… Heureusement, Roxis a le sens de l’observation, et nous nous sommes retrouvés sans problème ! Puis Winona est arrivée quelques minutes plus tard, et nous avons pris la route du campus de Centrale, où se trouvaient déjà Arkandias et Flambya, qui sortaient ensemble à l’époque.
Je ne le savais pas encore, mais les deux personnes avec qui je marchais deviendraient, au fil des années, deux de mes meilleurs amis. Je crois que je les ai appréciés à peu près tout de suite, et mes peurs à l’idée de rencontrer des inconnus de l’Internet se sont vite dissipées.
Nous avons fait un tour des ELFIC, et j’ai été émerveillée par l’ambiance du festival, les stands, les déguisements, le tir à l’arc, les jeux… J’étais ravie d’être venue. Nous avons croisé Arkandias en coup de vent dans son tabard vert ; en tant que membre de l’organisation, il était sur le pont et avait plein de choses à faire !
Winona et Flambya se sont mises à discuter, et Roxis a, sans surprise, été attiré par son centre de gravité habituel : le stand ludique ! Nous nous sommes lancés dans une partie d’un jeu dont j’ai oublié le nom, mais qui consistait en défis loufoques sur le thème des super-héros ; le premier jeu d’une longue série ces six dernières années avec Roxis. Je me rappelle clairement qu’il était question à un moment donné de plier l’avion en papier capable de voler le plus loin, et qu’à ma grande surprise, le mien avait parcouru une distance incroyable, à ma grande euphorie. Un petit aperçu de ce que je ressentirais plus tard lors des RMW, prise dans ces animations d’envergure qui permettent de voyager dans un autre univers le temps d’un week-end…
Nous avons ensuite retrouvé Winona et Flambya, fait un tour sur les stands, regardé les chevaliers se battre en duel… Et puis Flambya nous a proposé d’aller voir la chambre d’Arkandias, où elle devait aller chercher quelque chose, je ne sais plus quoi. Alors que nous discutions, Roxis et moi avons remarqué accroché au mur du Grand Manitou un calendrier Harry Potter (offert par Aniloc, encore une personne importante pour moi que j’arrive à lier à toute cette histoire !). Nous avions parlé des énigmes tordues d’Arkandias, et nous avons décidé de lui donner une petite leçon… laisser à son insu un message codé sur son calendrier. Mais pour plus de fourberie, nous ne l’avons pas écrit au mois de mai, mais au mois de juin, afin qu’il ne le découvre pas tout de suite et se demande qui avait bien pu lui laisser l’énigme. On sentait déjà l’esprit escape game chez Roxis, Winona et moi !
Ce que j’ignorais alors, c’est que cette plaisanterie allait sans doute être la plus lourde de conséquences que j’ai jamais faite. Mais nous y reviendrons…
Continuant à deviser sur le thème des énigmes après avoir quitté la chambre d’Arky, j’ai mentionné que je n’arrivais pas à préparer la Potion Tue-Loup (la plus difficile de Mana Wyrd, on est d’accord ?). A une époque, elle était échangeable ; déjà à l’époque, cela avait été bloqué pour que les gens doivent la faire par eux-mêmes. Les potions réalisées avant la mise à jour pouvaient toujours circuler ; mais depuis le temps, tout le monde pensait qu’il n’en existait plus.
Sauf que Roxis en avait une dans sa sacoche. Et qu’il a accepté de me la vendre pour une somme de myrins conséquente, mais dérisoire en comparaison de la valeur de l’objet. Je peux dire qu’à ce moment, Winona et Flambya ont été dans la jalousie la plus totale.
A ce jour, je n’ai encore jamais réussi la Potion Tue-Loup. Mais grâce à Roxis, j’ai pu valider la quête correspondante, et bientôt, devenir l’une des seules Wyrdiennes à terminer toutes les quêtes… comme lui. Je trouve que cet épisode  illustre bien l’esprit de fair-play, de « beau jeu » comme il le dit lui-même, qui est celui de Roxis.
Ensuite est venue l’heure du banquet, le fameux cochon grillé des ELFIC. La fin de la journée…
Pourtant, le moment le plus important pour moi n’était pas encore passé.
Nous étions en train de manger quand c’était arrivé. Nous étions disposés de part et d’autre de la grande table ; Winona à côté de moi, Flambya et Roxis en face. Arkandias a pu nous rejoindre, prenant une pause dans la course de sa journée, il s’est assis à côté de Flambya, et nous discutions tous gaiement.
Winona était en train de raconter quelque chose et j’avais le nez dans mon assiette. Là, j’ai relevé la tête…
Et Arkandias me regardait.
Il n’y avait aucune raison logique qu’il me regarde à ce moment. Je ne disais rien (eh oui, étonnant), Winona parlait, il avait son bras passé autour de Flambya…
Et pourtant, c’est moi qu’il regardait.
Ce n’était pas un regard anodin. Il a duré plus longtemps qu’il n’aurait dû. Ou peut-être est-ce moi qui ai été si frappée par ce moment que j’en ai fait une éternité ? Je me suis sentie happée par les yeux si particuliers d’Arkandias, marron au centre et verts sur les bords, pétillants d’étincelles…
Il me regardait.
Et j’ai tourné la tête, bouleversée par tout ce que ce regard soulevait en moi.
La curiosité que j’ai ressentie pour le fondateur de Mana Wyrd avant même mon inscription sur le site, parce qu’Amarel en parlait.
Mon sourire à chaque fois qu’il intervenait sur le Wyrd.
Mon enthousiasme à l’idée de le rencontrer quelques mois plus tôt, prenant le pas sur l’appréhension que je croyais ressentir.
L’heure que nous avions passée tous les deux en décembre, en attendant Amarel qui avait du retard, chez Gibert, à comparer nos lectures de fantasy en découvrant que nous avions les mêmes.
Le jour où j’ai écrit une déclaration anonyme de Saint-Valentin en pensant à lui, avant de l’envoyer à Darren (pardon, ça a dû être assez gênant), parce que ce n’était qu’un exercice littéraire, n’est-ce pas ?
Jusque là, je m’étais pourtant toujours interdit de ressentir quoi que ce soit pour Arkandias. Il était en couple avec Winona, puis avec Flambya, et c’est quelque chose que je respecte.
Mais ce regard a été assez puissant pour abattre les mensonges que je me faisais à moi-même. Pour un instant seulement ; dès notre connexion brisée, je me suis persuadée que ce moment n’était qu’un hasard, que j’avais rêvé un lien dans l’euphorie de la journée, que rien n’avait changé.
Pourtant, à cet instant, dans les yeux d’Arkandias, tout ce qui s’est passé ensuite me paraissait possible, malgré les obstacles. Comme un signe du destin.
Le fait qu’il se tourne vers moi un mois plus tard pour décrypter l’énigme de son calendrier, avant de comprendre en la déchiffrant que j’avais contribué à la créer, ce qui a amorcé notre rapprochement.
Les discussions jusque deux heures du matin entre nous alors même que je passais les oraux de mon concours… parce que ce n’était plus l’important.
Ce jour-là où nous nous sommes revus, et où la connexion entre nous était toujours aussi forte – si bien que Cydonia que je rencontrais pour la première fois s’est senti de trop et est parti –, où l’espace d’un regard est devenu une après-midi entière, où le destin s’est encore manifesté en me faisant trouver le seul et unique trèfle à quatre feuilles de ma vie face à Arkandias, alors qu’un piano en libre accès jouait Comptine d’un autre été, musique particulièrement signifiante pour moi. Même dans un film je n’y aurais pas cru.
Et puis nous.
Notre premier baiser. Les six ans qui ont suivi, et ceux qui restent à venir.
L’amour.
Il était déjà là, dans ce regard aux ELFIC, prêt à éclore.
Comme beaucoup d’autres choses ce jour-là.
L’amitié.  Avec Winona, avec Roxis, avec tous les autres que j’ai rencontrés ensuite. Mon choix d’être autre chose qu’une bête à concours, de suivre mes rêves et de me diriger vers ce que je veux vraiment. Ma passion pour les énigmes.
Aussi, même si je consacre aujourd’hui moins de temps à Mana Wyrd qu’autrefois, parce que j’ai trouvé mon air ailleurs, je n’oublie pas que cet équilibre que j’ai trouvé, cet oxygène que je respire maintenant, c’est grâce à ce site que je l’ai. Grâce à plus de 2500 jours comme celui du 18 mai 2013, pas tous aussi puissants, mais chacun ayant apporté à la Versipellis d’aujourd’hui.
Mana Wyrd, c’est ton anniversaire, mais c’est pourtant toi qui m’a fait tant de cadeaux… Accepte ce souvenir en échange pour une fois, comme témoignage de l’immense reconnaissance que je te porte. Puisses-tu pour les années à venir apporter autant à d’autres que moi, rêveurs perdus là par hasard et qui ignorent encore en lisant les paroles de bienvenue de Nomade qu’ils ont enfin trouvé ce qu’ils cherchaient sans le savoir… | |
Citation de Katleen Makerley : |
Spoiler : | Lille, novembre 2017.
Contexte : les deux fans de tennis ont assisté à un match de la coupe Davis la veille et ont décidé de passer la journée à chiller en jouant à League of Legends et en regardant une série.
Dimanche 26 novembre, le soir : Rafael et Katleen sont en train de regarder un épisode de Stranger Things particulièrement effrayant (vous savez, quand les guirlandes clignotent) tout en mangeant des pizzas et des danettes (pas les deux en même temps, je vous vois venir !). Tout à coup, toutes les lumières, sans exception, s'éteignent dans l'appartement. Un bruit d'eau courante se fait entendre. Katleen se fige, apeurée par cette coïncidence beaucoup trop étrange pour en être réellement une, tandis que Rafael explose de rire. L'occasion est trop alléchante pour ne pas se moquer de sa froussarde d'amie. Katleen finit par se lever et se précipite enfin dans le couloir. Elle observe, impuissante, le chauffe-eau se vider de son contenu. Elle appelle le deuxième Wyrdien pour couper l'eau et ramener un récipient comme une casserole ou un saladier – à défaut de seau (ben ouais même pas fichue d'avoir un seau la Katleen !). Ils ne peuvent malheureusement faire plus et devront se débrouiller pour se brosser les dents en se relayant pour rallumer et couper l'eau assez rapidement afin qu'elle ne déborde pas du saladier et ne continue d'inonder le palier et la cage d'escaliers.
En repensant à tout ça, Katleen se dit qu'heureusement que son ami était avec elle ce jour-là. Leurs rires ont beaucoup allégé le problème. Finalement, les soucis sont souvent amoindris quand on est accompagné d'amis ! |
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Citation de Winona : |
Spoiler : | Oulala... Ne choisir qu'un seul souvenir... C'est quelque chose de vraiment compliqué ! Mana fait pleinement parti de ma vie depuis maintenant 8 ans et le nombre de jours où je ne m'y suis pas connecté se compte sur les doigts de la main. Depuis ces huit années, j'y ai rencontré plein de merveilleuses personnes, passé de moments de bonheur et j'en ai des souvenirs plein la tête.
Mais maintenant, il ne faut en choisir qu'un... Et là, aucun en particulier n'émerge, ou alors ils sont une foule à se bousculer et me dire " et moi ! Et moi aussi, tu te souviens ! Je veux être raconté !".
J'en choisi un parmi ceux-là et me dit " arrêtons de penser et penchons nous sur lui." Il résume parfaitement toutes ces années, les rencontres, la folie Wyrdienne ou encore de belles amitiés.
Merci les Wyrdiens et j'espère continuer longtemps à remplir ma boite à souvenirs et que la foule dans ma tête grossisse de tous ces moments passés ensemble ! | |
Avant la parution imminente des résultats de ce concours, nous proposons de découvrir les propositions. Merci aux 5 wyrdiens qui se sont prêtés au jeu !
Citation de Hermy Granger : | |
Citation de Mina Shu : | Spoiler : | Voici ma participation pour le concours. J'ai un peu hésité à partager ça, parce que c'est assez personnel et puis j'aurais aussi aimé dire combien les deux RMW auxquelles j'ai participé étaient chouette (notamment celle où j'ai pu te croiser, gros souvenir de jeu de dessin et de tes mimes de chansons), rappeler la soirée du Nouvel An 2012 passée sur le tchat (je ne sais même plus pourquoi) ou bien quels moments agréables j'ai passés lors d'animations sur le tchat (surtout les petits meurtres et faits divers de Loukass - c'est vieux ! - ou les animations par équipe toujours rigolotes...). Mais voilà, je pense que celui-là c'est vraiment mon plus beau souvenir. Alors alors...
Sur MW, lors de mon premier passage, aux alentours de 2012, j'ai rencontré une certaine Mirabelle. Et je suis tombée sous le charme de cette fille super. Ses messages me faisaient toujours rire ou me mettaient de bonne humeur. Elle avait l'air toujours positive, enthousiaste, motivée, il y avait de l'ambiance et de la joie quand elle était dans les parages. Dans la salle commune c'était toujours vivant grâce à elle (et les autres Serdys aussi). J'aimais aussi beaucoup les chansons qu'elle me recommandaient (notamment Uptown Girl et Love etc.). Un jour elle m'avait fait extrêmement rire parce qu'au lieu d'écrire Mira (son pseudo en abrégé, pas Mira qui est là maintenant) elle avait écrit Mina, ou l'inverse. Pour se justifier elle m'avait dit que c'était pas de sa faute, et qu'il fallait lui pardonner parce que n et r c'était à côté sur un clavier. Naïve que j'étais j'ai tout gobé !
Avec Mirabelle, on s'amusait aussi à faire des manajoggings. C'était des sortes de marathon de flood, c'était très amusant.
Elle a gagné l'étoile du wyrdien hyperactif une fois je crois, et je pense qu'elle la méritait !
Et puis un jour Mirabelle est partie.
Bon elle avait ses raisons, et elle nous avait tous prévenus. Elle avait des projets personnels, plus beaucoup de temps à consacrer à MW, et je pense qu'elle n'avait pas envie de devenir un fantôme (quand on a été le wyrdien hyperactif de l'année, je suppose que ça se comprend !).
Moi je suis restée, puis j'ai quitté le Wyrd vers 2013-2014. Et je suis revenue en 2017 et je suis très contente d'être de retour. Et un jour, j'ai posté dans un de mes messages que mine de rien, Mirabelle me manquait toujours. Au mois d'août 2017, j'étais en vacances, et je vois que j'ai un nouvel hibou. J'ai cru halluciner quand j'ai vu que l'expéditeur du message était... Mirabelle ! Elle avait espionné le site pour voir comment tout le monde se portait, était tombé sur mon message... Et avait voulu me faire un coucou parce que ça lui avait fait plaisir de voir que j'avais toujours une pensée pour elle.
Vous imaginez un peu ma joie ? Un message de Mirabelle, quoi, des années après, franchement je ne m'y attendais pas, et je ne l'aurais même pas espéré.
Ce hibou, je pense que c'est la plus belle chose qui me sois arrivée sur MW. Un saisissement de joie qui me tombe dessus sans prévenir.
Donc voilà, même si j'ai passé des tonnes de moments sympa ici sur le Wyrd, voilà ce qui m'est venu en tête quand j'ai cherché quel était mon meilleur souvenir. Donc merci aux Wyrd pour toutes les rencontres, et merci à la vie pour les hasards de nos chemins !
Et en vrai, j'espère que Mirabelle ne lire jamais ça ! | |
Citation de Versipellis : |
Spoiler : | Il y a quelques jours, Mana Wyrd fêtait ses neuf ans ; quatre jours plus tôt, je célébrais, pour ma part, les sept ans de mon inscription sur le site.
Sept ans, c’est long. J’avais dix-sept ans à l’époque, j’en ai vingt-quatre maintenant. Je suis inscrite sur Mana Wyrd depuis… près d’un tiers de ma vie. Autant dire que des souvenirs qui y sont liés, j’en ai un certain nombre. Des RMW, des animations, des discussions, des rencontres, des fous rires, quelques larmes parfois… Sans Mana Wyrd, je ne serai pas la personne que je suis aujourd’hui.
Et ainsi, lorsque l’appel à souvenirs a été lancé, je pensais qu’il me serait difficile de trouver LE moment à partager avec vous.
Je me trompais.
Une journée s’est imposée avec moi avec la force d’une évidence. Une journée que j’imaginais anodine avant de la vivre, et qui pourtant a été l’une de celles qui ont eu le plus d’influence sur toute mon existence. Une journée où le destin semble s’être penché sur moi pour faire se croiser tant de choses…
Mesdames et messieurs, je vous invite à remonter le temps avec moi jusqu’au 18 mai 2013, jour de mes premiers ELFIC…
***
En mai 2013, j’étais encore une toute jeune Wyrdienne. Inscrite sur le site en juin 2012, je n’avais pas encore fêté ma première année d’inscription, et même si j’appréciais Mana Wyrd, je ne lui reconnaissais pas encore une place majeure dans ma vie. A l’époque, j’étais en deuxième année de prépa littéraire et ma priorité dans la vie, c’était de travailler. Travailler, travailler, travailler encore. Je n’avais pas encore connu le moindre revers dans ma vie scolaire ; j’avais eu 20 au bac en 2011, j’étais cinquième de ma promo en première année, treizième en deuxième année avec l’inclusion des redoublants, et il n’y avait pas le moindre doute dans ma tête : je voulais le concours de l’ENS. Même si je n’avais pas la moindre idée de ce qui était concrètement enseigné dans cette école, et ce sur quoi elle débouchait. Mais mes professeurs ne cessaient de répéter que c’était l’école des meilleurs, et je voulais être la meilleure. Alors tout mon temps disponible était englouti en vue de cet objectif. À cette période, je n’écrivais quasiment pas. Je n’avais plus qu’un horizon, le concours.
Je travaillais, travaillais, travaillais.
J’avais une seule bulle d’air pour me détendre, pour ne pas exploser. Mana Wyrd. Lorsque j’étais en première année de prépa, en foyer pour étudiantes, je m’étais intégrée à un groupe de filles avec qui je riais et discutais tous les soirs au repas, m’apportant la folie qui manquait à mes journées ; parmi elles, il y en a une dont je me suis rapprochée particulièrement, en raison de notre passion commune pour l’écriture, pour Harry Potter… Elle me parlait souvent du site sur lequel elle était inscrite, pour lequel elle s’éclipsait parfois en entraînements de Quidditch, et sur lequel elle avait pour pseudo… Amarel Prince.
Elle essayait de me convaincre de la rejoindre. Pendant des mois, je lui ai ri au nez, persuadée de ne pas avoir de temps pour ça. Et puis, en juin, les cours fini, j’ai cédé, pour voir, convaincue que je ferai un tour trois jours sur ce « Mana Wyrd » avant de me lasser.
Vous pouvez constater que je suis nulle en prédictions.
Ma deuxième année a été bien moins joyeuse que ma première car j’ai dû changer de foyer pour étudiantes et je n’ai pas retrouvé dans le nouveau la même ambiance que dans l’ancien. Les amies que je m’étais faites à l’époque ont été dispersées ; Amarel notamment, dont j’étais devenue si proche, est partie en Autriche pour un an. Je lui parlais à peu près tous les soirs par messages, mais ce n’était plus pareil. Je me suis fait des amies dans mon nouveau foyer (Assora, Lysandra, coucou), mais la pression du concours qui approchait à la fin de la deuxième année faisait que j’avais besoin d’air. Mana Wyrd m’apportait la possibilité de penser à autre chose, et de conserver malgré la distance une activité en commun avec ma meilleure amie. Il m’a été salutaire.
Dans un temps limité pour ne pas empiéter sur le travail – une demi-heure en rentrant des cours et une autre demi-heure avant d’aller me coucher – j’ai donc en quelques mois enchaîné les quêtes, les animations, découvert le RP, floodé, bref, toutes les activités que nous aimons sur Mana Wyrd. Je voyais cela comme mon activité pour me détendre, qui avait l’avantage de ne pas nécessiter que je me déplace, donc sans perte de temps inutile. L’année précédente, je trouvais de l’air en surfant sur VDM, 9GAG ou en faisant des parties de Loups-Garous en Ligne ; au moins, Mana Wyrd n’était pas une activité solitaire, je la partageais avec Amarel (puis avec Lysandra et Assora que j’ai poussées à s’inscrire) et c’était un progrès. Au début, je ne me voyais pas m’investir… et puis j’ai enchaîné les animations, j’ai appris à aimer le site, j’ai voulu contribuer à ce qu’il vive, et je suis devenue préfète de Gryffondor en février 2013.
Je fais partie de ces gens dont les parents ont appris à se méfier des gens de l’Internet. Aussi, l’idée de rencontrer des Wyrdiens était au moment de mon inscription inconcevable pour moi. Mais il était encore plus inconcevable de rater l’occasion de revoir Amarel lors de ses rares passages en France ; or avant de retourner dans sa famille, elle n’avait qu’une soirée à Paris à consacrer à tous ceux qu’elle voulait voir. Moi… et Arkandias et Winona. Je ne souhaitais pas spécialement les voir à l’époque (ou peut-être que si, nous en reparlerons), même si j’étais inscrite sur Mana Wyrd depuis quatre mois ; cette perspective m’effrayait (j’ai peur des gens que je ne connais pas de manière générale). Mais si c’était le prix à payer pour passer du temps si précieux avec Amarel, c’était d’accord.
Comme vous le savez, Arkandias et Winona sont des personnes horribles et j’avais raison d’avoir peur, d’ailleurs je ne les ai jamais revus ensuite…
Je vous l’ai dit, je suis nulle en prédictions.
Cette rencontre en a entraîné une autre en décembre, lors du deuxième retour d’Amarel ; cette fois, j’ai aussi vu Lliana Eliande. Mais c’était le même contexte : je voyais Amarel, et des Wyrdiens aussi mais parce qu’ils étaient ses amis, pas parce qu’ils étaient des Wyrdiens.
Les ELFIC, c’était différent.
Acronyme pour l’Événement Ludique autour du Fantastique et de l’Imaginaire à Centrale, il s’agit d’un festival médiéval organisé tous les ans par les élèves de l’école d’ingénieurs sur leur campus ; Arkandias était, à l’époque, dans l’organisation, et un topic avait été posté pour proposer aux Wyrdiens de venir y faire un tour le 18 mai 2013. Si je m’y rendais, ce serait la première fois que j’allais voir des gens de l’Internet parce que je les avais connus en ligne. J’ai hésité : je n’étais pas encore tout à fait au clair avec cette idée, et puis les concours approchaient, pouvais-je vraiment perdre une journée de révisions ?
Mais j’ai sauté le pas.
J’ai bien fait. J’ai gagné plus ce jour-là que ce qu’aucun concours n’aurait pu m’apporter.
J’ai donc bravement pris le RER B direction le Sud, station Croix de Berny. Je ne savais pas trop à quoi ressemblaient les gens que j’allais voir, en particulier ce Roxis que je devais retrouver devant la gare. J’ai donc bravement sorti un post-it sur lequel j’ai écrit « Versipellis », et je l’ai collé à mon manteau, et attendu… Heureusement, Roxis a le sens de l’observation, et nous nous sommes retrouvés sans problème ! Puis Winona est arrivée quelques minutes plus tard, et nous avons pris la route du campus de Centrale, où se trouvaient déjà Arkandias et Flambya, qui sortaient ensemble à l’époque.
Je ne le savais pas encore, mais les deux personnes avec qui je marchais deviendraient, au fil des années, deux de mes meilleurs amis. Je crois que je les ai appréciés à peu près tout de suite, et mes peurs à l’idée de rencontrer des inconnus de l’Internet se sont vite dissipées.
Nous avons fait un tour des ELFIC, et j’ai été émerveillée par l’ambiance du festival, les stands, les déguisements, le tir à l’arc, les jeux… J’étais ravie d’être venue. Nous avons croisé Arkandias en coup de vent dans son tabard vert ; en tant que membre de l’organisation, il était sur le pont et avait plein de choses à faire !
Winona et Flambya se sont mises à discuter, et Roxis a, sans surprise, été attiré par son centre de gravité habituel : le stand ludique ! Nous nous sommes lancés dans une partie d’un jeu dont j’ai oublié le nom, mais qui consistait en défis loufoques sur le thème des super-héros ; le premier jeu d’une longue série ces six dernières années avec Roxis. Je me rappelle clairement qu’il était question à un moment donné de plier l’avion en papier capable de voler le plus loin, et qu’à ma grande surprise, le mien avait parcouru une distance incroyable, à ma grande euphorie. Un petit aperçu de ce que je ressentirais plus tard lors des RMW, prise dans ces animations d’envergure qui permettent de voyager dans un autre univers le temps d’un week-end…
Nous avons ensuite retrouvé Winona et Flambya, fait un tour sur les stands, regardé les chevaliers se battre en duel… Et puis Flambya nous a proposé d’aller voir la chambre d’Arkandias, où elle devait aller chercher quelque chose, je ne sais plus quoi. Alors que nous discutions, Roxis et moi avons remarqué accroché au mur du Grand Manitou un calendrier Harry Potter (offert par Aniloc, encore une personne importante pour moi que j’arrive à lier à toute cette histoire !). Nous avions parlé des énigmes tordues d’Arkandias, et nous avons décidé de lui donner une petite leçon… laisser à son insu un message codé sur son calendrier. Mais pour plus de fourberie, nous ne l’avons pas écrit au mois de mai, mais au mois de juin, afin qu’il ne le découvre pas tout de suite et se demande qui avait bien pu lui laisser l’énigme. On sentait déjà l’esprit escape game chez Roxis, Winona et moi !
Ce que j’ignorais alors, c’est que cette plaisanterie allait sans doute être la plus lourde de conséquences que j’ai jamais faite. Mais nous y reviendrons…
Continuant à deviser sur le thème des énigmes après avoir quitté la chambre d’Arky, j’ai mentionné que je n’arrivais pas à préparer la Potion Tue-Loup (la plus difficile de Mana Wyrd, on est d’accord ?). A une époque, elle était échangeable ; déjà à l’époque, cela avait été bloqué pour que les gens doivent la faire par eux-mêmes. Les potions réalisées avant la mise à jour pouvaient toujours circuler ; mais depuis le temps, tout le monde pensait qu’il n’en existait plus.
Sauf que Roxis en avait une dans sa sacoche. Et qu’il a accepté de me la vendre pour une somme de myrins conséquente, mais dérisoire en comparaison de la valeur de l’objet. Je peux dire qu’à ce moment, Winona et Flambya ont été dans la jalousie la plus totale.
A ce jour, je n’ai encore jamais réussi la Potion Tue-Loup. Mais grâce à Roxis, j’ai pu valider la quête correspondante, et bientôt, devenir l’une des seules Wyrdiennes à terminer toutes les quêtes… comme lui. Je trouve que cet épisode illustre bien l’esprit de fair-play, de « beau jeu » comme il le dit lui-même, qui est celui de Roxis.
Ensuite est venue l’heure du banquet, le fameux cochon grillé des ELFIC. La fin de la journée…
Pourtant, le moment le plus important pour moi n’était pas encore passé.
Nous étions en train de manger quand c’était arrivé. Nous étions disposés de part et d’autre de la grande table ; Winona à côté de moi, Flambya et Roxis en face. Arkandias a pu nous rejoindre, prenant une pause dans la course de sa journée, il s’est assis à côté de Flambya, et nous discutions tous gaiement.
Winona était en train de raconter quelque chose et j’avais le nez dans mon assiette. Là, j’ai relevé la tête…
Et Arkandias me regardait.
Il n’y avait aucune raison logique qu’il me regarde à ce moment. Je ne disais rien (eh oui, étonnant), Winona parlait, il avait son bras passé autour de Flambya…
Et pourtant, c’est moi qu’il regardait.
Ce n’était pas un regard anodin. Il a duré plus longtemps qu’il n’aurait dû. Ou peut-être est-ce moi qui ai été si frappée par ce moment que j’en ai fait une éternité ? Je me suis sentie happée par les yeux si particuliers d’Arkandias, marron au centre et verts sur les bords, pétillants d’étincelles…
Il me regardait.
Et j’ai tourné la tête, bouleversée par tout ce que ce regard soulevait en moi.
La curiosité que j’ai ressentie pour le fondateur de Mana Wyrd avant même mon inscription sur le site, parce qu’Amarel en parlait.
Mon sourire à chaque fois qu’il intervenait sur le Wyrd.
Mon enthousiasme à l’idée de le rencontrer quelques mois plus tôt, prenant le pas sur l’appréhension que je croyais ressentir.
L’heure que nous avions passée tous les deux en décembre, en attendant Amarel qui avait du retard, chez Gibert, à comparer nos lectures de fantasy en découvrant que nous avions les mêmes.
Le jour où j’ai écrit une déclaration anonyme de Saint-Valentin en pensant à lui, avant de l’envoyer à Darren (pardon, ça a dû être assez gênant), parce que ce n’était qu’un exercice littéraire, n’est-ce pas ?
Jusque là, je m’étais pourtant toujours interdit de ressentir quoi que ce soit pour Arkandias. Il était en couple avec Winona, puis avec Flambya, et c’est quelque chose que je respecte.
Mais ce regard a été assez puissant pour abattre les mensonges que je me faisais à moi-même. Pour un instant seulement ; dès notre connexion brisée, je me suis persuadée que ce moment n’était qu’un hasard, que j’avais rêvé un lien dans l’euphorie de la journée, que rien n’avait changé.
Pourtant, à cet instant, dans les yeux d’Arkandias, tout ce qui s’est passé ensuite me paraissait possible, malgré les obstacles. Comme un signe du destin.
Le fait qu’il se tourne vers moi un mois plus tard pour décrypter l’énigme de son calendrier, avant de comprendre en la déchiffrant que j’avais contribué à la créer, ce qui a amorcé notre rapprochement.
Les discussions jusque deux heures du matin entre nous alors même que je passais les oraux de mon concours… parce que ce n’était plus l’important.
Ce jour-là où nous nous sommes revus, et où la connexion entre nous était toujours aussi forte – si bien que Cydonia que je rencontrais pour la première fois s’est senti de trop et est parti –, où l’espace d’un regard est devenu une après-midi entière, où le destin s’est encore manifesté en me faisant trouver le seul et unique trèfle à quatre feuilles de ma vie face à Arkandias, alors qu’un piano en libre accès jouait Comptine d’un autre été, musique particulièrement signifiante pour moi. Même dans un film je n’y aurais pas cru.
Et puis nous.
Notre premier baiser. Les six ans qui ont suivi, et ceux qui restent à venir.
L’amour.
Il était déjà là, dans ce regard aux ELFIC, prêt à éclore.
Comme beaucoup d’autres choses ce jour-là.
L’amitié. Avec Winona, avec Roxis, avec tous les autres que j’ai rencontrés ensuite. Mon choix d’être autre chose qu’une bête à concours, de suivre mes rêves et de me diriger vers ce que je veux vraiment. Ma passion pour les énigmes.
Aussi, même si je consacre aujourd’hui moins de temps à Mana Wyrd qu’autrefois, parce que j’ai trouvé mon air ailleurs, je n’oublie pas que cet équilibre que j’ai trouvé, cet oxygène que je respire maintenant, c’est grâce à ce site que je l’ai. Grâce à plus de 2500 jours comme celui du 18 mai 2013, pas tous aussi puissants, mais chacun ayant apporté à la Versipellis d’aujourd’hui.
Mana Wyrd, c’est ton anniversaire, mais c’est pourtant toi qui m’a fait tant de cadeaux… Accepte ce souvenir en échange pour une fois, comme témoignage de l’immense reconnaissance que je te porte. Puisses-tu pour les années à venir apporter autant à d’autres que moi, rêveurs perdus là par hasard et qui ignorent encore en lisant les paroles de bienvenue de Nomade qu’ils ont enfin trouvé ce qu’ils cherchaient sans le savoir… | |
Citation de Katleen Makerley : |
Spoiler : | Lille, novembre 2017.
Contexte : les deux fans de tennis ont assisté à un match de la coupe Davis la veille et ont décidé de passer la journée à chiller en jouant à League of Legends et en regardant une série.
Dimanche 26 novembre, le soir : Rafael et Katleen sont en train de regarder un épisode de Stranger Things particulièrement effrayant (vous savez, quand les guirlandes clignotent) tout en mangeant des pizzas et des danettes (pas les deux en même temps, je vous vois venir !). Tout à coup, toutes les lumières, sans exception, s'éteignent dans l'appartement. Un bruit d'eau courante se fait entendre. Katleen se fige, apeurée par cette coïncidence beaucoup trop étrange pour en être réellement une, tandis que Rafael explose de rire. L'occasion est trop alléchante pour ne pas se moquer de sa froussarde d'amie. Katleen finit par se lever et se précipite enfin dans le couloir. Elle observe, impuissante, le chauffe-eau se vider de son contenu. Elle appelle le deuxième Wyrdien pour couper l'eau et ramener un récipient comme une casserole ou un saladier – à défaut de seau (ben ouais même pas fichue d'avoir un seau la Katleen !). Ils ne peuvent malheureusement faire plus et devront se débrouiller pour se brosser les dents en se relayant pour rallumer et couper l'eau assez rapidement afin qu'elle ne déborde pas du saladier et ne continue d'inonder le palier et la cage d'escaliers.
En repensant à tout ça, Katleen se dit qu'heureusement que son ami était avec elle ce jour-là. Leurs rires ont beaucoup allégé le problème. Finalement, les soucis sont souvent amoindris quand on est accompagné d'amis ! |
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Citation de Winona : |
Spoiler : | Oulala... Ne choisir qu'un seul souvenir... C'est quelque chose de vraiment compliqué ! Mana fait pleinement parti de ma vie depuis maintenant 8 ans et le nombre de jours où je ne m'y suis pas connecté se compte sur les doigts de la main. Depuis ces huit années, j'y ai rencontré plein de merveilleuses personnes, passé de moments de bonheur et j'en ai des souvenirs plein la tête.
Mais maintenant, il ne faut en choisir qu'un... Et là, aucun en particulier n'émerge, ou alors ils sont une foule à se bousculer et me dire " et moi ! Et moi aussi, tu te souviens ! Je veux être raconté !".
J'en choisi un parmi ceux-là et me dit " arrêtons de penser et penchons nous sur lui." Il résume parfaitement toutes ces années, les rencontres, la folie Wyrdienne ou encore de belles amitiés.
Merci les Wyrdiens et j'espère continuer longtemps à remplir ma boite à souvenirs et que la foule dans ma tête grossisse de tous ces moments passés ensemble ! | |
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